BINAURAL ?

J’emploie très souvent le terme « binaural » dans ce site, et dédie donc cette page à l’explication de ce mot.

ÉTHYMOLOGIE
Le préfixe latin bi signifie deux. Aural, du latin auris, signifie : ce qui est relatif à l’oreille. L’écoute binaurale désigne donc l’écoute avec deux oreilles, ce qui correspond à notre écoute naturelle. C’est pourquoi la technique dite binaurale s’approche d’une reconstitution de l’environnement sonore en trois dimensions, comme dans la vie réelle.

PHÉNOMÈNES PSYCHOACOUSTIQUES
Pour être capable de localiser un son dans l’espace, notre cerveau analyse trois phénomènes psychoacoustiques fondamentaux : les différences de temps et d’intensité entre les ondes sonores qui arrivent sur chacune de nos oreilles, ainsi que les indices spectraux.

Prenons un exemple : si une source sonore se trouve devant moi sur ma droite, l’onde sonore émise va arriver en premier lieu sur mon oreille droite et arrivera avec un léger retard sur mon oreille gauche. L’intensité sonore sera plus forte sur mon oreille droite que sur mon oreille gauche (ma tête agissant comme un obstacle acoustique) et on percevra l’objet sonore avec un timbre particulier.

Si cet objet sonore se trouve désormais à l’arrière sur ma droite, les différences de temps et d’intensité seront sensiblement les mêmes que dans l’exemple précédent mais le timbre sera quant à lui modifié. Voilà la particularité du binaural par rapport à la prise de son stéréophonique : les indices spectraux. C’est grâce à cela que le binaural permet d’entendre en trois dimensions et permet de différencier l’arrière de l’avant.


TECHNIQUES POUR CRÉER DU SON BINAURAL
Il existe deux grandes méthodes pour créer du son en binaural : soit directement à l’enregistrement, c’est ce qu’on appelle le binaural natif ou la prise de son binaurale, soit à la postproduction, c’est la synthèse binaurale ou le binaural par traitement du signal.

Le binaural natif repose sur un principe simple : le but est de reproduire le plus fidèlement possible les phénomènes psychoacoustiques dont on parlait plus haut. Pour ce faire, il suffit de placer des microphones au plus près de nos tympans pour profiter des phénomènes de diffraction, d’absorption et de réflexion qui se font sur notre tête et nos pavillons d’oreille.
Le principe est donc de placer des petits micros dans nos oreilles, ou d’utiliser une tête artificielle (vous pouvez voir de nombreuses photos de la tête Neumann KU100 sur ce site, ainsi que de Germaine, ma tête binaurale faite maison).

Le binaural par traitement du signal utilise des logiciels qui se basent sur les équations d’ondes de l’acoustique classique. Ces équations tentent de décrire les phénomènes acoustiques avec une approche mathématique. Il suffit alors de positionner la source sonore à l’endroit voulu grâce à un logiciel, et ce dernier fera le travail pour vous !

SPAT (FLUX)

POUR ALLER PLUS LOIN
Si vous voulez plus d’informations à ce sujet, n’hésitez pas à consulter mon mémoire de fin d’études en cliquant ici. Bonne lecture !